Accompagnement psychologique pour ados HP

Être Adolescent-e et Haut Potentiel... Quelle galère... Ou pas !

 

Etre adolescent-e, c'est quoi? 

C'est être comme un homard qui change de carapace. L'ancienne (l'enfance) n'est plus là, et la nouvelle (l'âge adulte), on n'y est pas encore. Entre les deux, une période de changements importants, tant sur le plan physique, avec la puberté et la croissance, que psychologique, en prenant distance avec les attentes des parents et les enjeux de la famille, tout en se forgeant de nouvelles appartenances à l'extérieur de la maison. Et cet entre-deux, c'est très inconfortable !

 

Et être HP alors?

Etre HP, c'est percevoir, ressentir (émotions) et penser (cognitions) le monde de façon plus intense, et différemment de la majorité des gens. Dès lors, la personne HP se sent très souvent en situation de différence, voire de décalage, par rapport à la plupart des personnes qui l'entourent. Ce sentiment est d’autant plus difficile à appréhender si on n’a pas su mettre un mot dessus... Ici, l'enjeux est de trouver un juste milieu entre se conformer aux attentes des autres (au risque de se construire un « faux-self ») et s'affirmer dans sa différence (au risque de devenir asocial, voir antisocial). C'est donc trouver un juste équilibre entre « être » et « appartenir ».

 

Et donc, être adolescent-e et HP, c'est explosif ?

Dans la majorité des cas, ça se passe très bien, avec quelques « heurts », purement adolescentaires. Mais si un mal-être s'installe, ça peut, effectivement, être très compliqué, notamment en période de stress (examens, conflits familiaux, maladie, ...). Les caractéristiques des deux processus vont se cumuler, et peuvent se manifester de façon extrêmement bruyante : colère « exagérée », verbalisation « extrême » du malaise, opposition pour des choses pourtant courantes, ... Mais aussi, parfois, des comportement addictifs (produits, sexe ou jeux) ou de mise en danger (automutilations ou comportements dit « ordaliques ») ... Enfin, certains comportements de contrôle extrême (anorexie, hypercontrôle ou perfectionnisme extrême) peuvent se manifester. Heureusement, rien n'est définitif à cet âge-là, et toutes ces manifestations peuvent ne pas laisser de trace une fois arrivé à l'âge adulte, si c'est pris en charge par une personne dument formée.

L'accompagnement psychologique des adolescent-e-s HP, de par la complexité du phénomène, se doit de travailler simultanément sur plusieurs niveaux :

  • La dimension du symptôme : tout comportement jugé symptomatique d'une souffrance vient « dire quelque chose » du(des) contexte(s) dans le(s)quel(s) il se manifeste, et l'appréhender s'avère central dans l’accompagnement ;
  • La dimension individuelle : appréhender les envies, les besoins et le projet personnel (aussi peut défini soit-il), et les resituer dans la phase de vie qu'est l’adolescence ;
  • La dimension familiale : comme tout un chacun, nous sommes le résultat de notre propre histoire, et sommes en adaptation permanente avec notre contexte de vie ; par ailleurs, dans cette période de la vie, la famille doit également trouver ses marques face aux mutations qui sont en cours ;
  • La dimension psychosociale : comme dit plus haut, l'adolescence, c'est forger de nouveaux liens avec le monde extérieur en recherchant les pairs semblables, là où le haut potentiel peut être un frein puisqu'il est une situation de différence ;
  • La dimension sociologique : à notre époque, l'adolescence se vit avec ses propres spécificités (nouvelles technologies, organisation scolaire, culture consumériste, médias, ...), dont il faut tenir compte pour accompagner au mieux le-la

En ça, l'approche systémique utilisée par Jean-François Donfut, notre "psychologue ado", sera la méthode la plus appropriée pour cerner la complexité des difficultés rencontrées par votre adolescent-e, et lui proposer de nouvelles manières de se penser et d'être au monde, plus proches de son point de confort spécifique. Les stratégies misent en place devront être créatives : aider l'adolescent-e à se situer par rapport à lui-même, faire venir un parent (ou toute la famille) pour mobiliser certaines ressources, travailler avec le « groupe de potes/copines » ou en créer un, réaliser certaines tâches à domiciles pour s'essayer à d'autres manières d'être en relation, utiliser des exercices d'hypnose, de relaxation ou de méditation, ... Bref ! S'adapter pour accompagner au mieux le-la jeune, au départ de là où il est et dans toute sa complexité.

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